Pontchâteau, vont, en 1125, commettre des détériorations à l'abbaye de Redon (7). Le duc Conan III saisira momentanément sa terre et fera raser le château de Donges pour le punir, croit-on, de s'être rendu complice des désordres d'Olivier de Pontchâteau, homme sanguinaire et féroce relate le Cartulaire de Redon (24). On ne peut s'empêcher de faire le rapprochement entre ces exactions et celles, de plus grandes ampleurs, commises, au même endroit, par les normands, environ 200 ans auparavant. Avaient-ils voulu réitérer les "exploits" de leurs lointains prédécesseurs et ancêtres?
En
1164 on
rencontre un Roald
vicomte de
Donges accompagnant Eudon de Porhoët à Josselin. Ce
seigneur
eut pour successeur Eon ou Eudon qui fit une donation vers la fin
du XIIème siècle au prieuré de Donges.
Eudon laissa de
Mathilde sa femme un fils aîné nommé
Rouaud qui
succéda à
son père, étant encore en bas âge.
En
1205, on le
retrouve parmi les seigneurs
bretons qui doivent le service d'ost au roi de France
Philippe-Auguste.(7)
En 1214, il aurait fait partie des chevaliers bannerets qui combattirent à Bouvines avec le roi ?(7)
En 1217 et 1230, il apparaît comme donateur, avec son fils, à l'abbaye de Blanche-Couronne (13) située près de ses terres (aujourd'hui sur la commune de La Chapelle-Launay)
En 1219, il y eut un accord entre Rouaud vicomte de Donges et ses sujets.
Enfin,
en
1225, il
figure sur l'acte de
fondation de la ville de St-Aubin-du-Cormier, sous la simple
désignation de Vicomte
de Donges.(7)
Au-delà de 1230, le nom Rouaud disparaît de la vicomté au profit de la famille Rochefort originaire du Morbihan (Rochefort-en-Terre). Ainsi, semble-t-il, finit la race des premiers vicomtes de Donges qui portaient pour blason: Echiqueté d'or et d'azur.
D'autre part, en 1145, il est fait mention, sur un acte de donation,(D. MORICE Preuves I, 436) d'un certain Rouaud d'Hust. Le village d'Ust existe toujours, en bordure de Brière, sur la commune de St André-des-Eaux et, en l'an 2000, une famille Rouaud y réside!
Entre 1050 et 1200, en dehors de la Basse Loire, on découvre l'existence de Rouaud évêque de Rennes vers 1126 et Rouaud évêque de Vannes de 1150 à 1177.(14)
Enfin, il semblerait que le petit bourg de La Rouaudière (situé en Mayenne, à 8 km de la Loire-Atlantique, non loin de Châteaubriant) soit attesté en 1136.(15)
En
1270, Rouaud sire
de Burton
eut recours
à Jean de Bretagne (fils du duc Jean I de
Bretagne), lequel adressa une lettre aux bourgeois de Richemond
en Angleterre leur demandant de payer une rente de 11 marcs 6
sous à Rouaud.(16)
En 1275, il y eut une transaction consentie par Rouaud sire de Burton à Jean de Bretagne( qui deviendra le duc Jean II de Bretagne en 1286): Rouaud cède ses droits sur la connétablie de Richemond et une chasse de 15 cerfs en échange d'une rente et d'une franchise d'impôt pour ses fiefs.(17)
Il
semble
surprenant de trouver un Rouaud
possédant des fiefs importants en Angleterre
à cette époque et
portant le titre de Sire de Burton. On
ne sait rien
sur
ses origines mais il faut se souvenir de la bataille d'Hastings
en 1066 qui rendit, momentanément, Guillaume
le
Conquérant
maître de l'Angleterre. Les seigneurs qui
participèrent à
cette bataille eurent droit au partage de l'Angleterre.
L'Histoire (18)
dit qu'un
certain nombre de
seigneurs bretons, avec leurs troupes, participèrent
à cette
bataille en compagnie des Normands.
L'ancêtre du Rouaud de
1270 devait
en faire partie. Le duc Jean II de Bretagne
épousa
Béatrix d'Angleterre, fille de Henri III et devint
comte de
Richemond (en partie, grâce à Rouaud
qui lui
céda ses droits). voir page
suivante n°4
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